Session sur un lac de 500 hectares : la petite histoire
- Najim Ben Mohamed

- 12 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 janv.
Trois nuits. C’est le temps que je m’accorde sur ce grand lac sauvage de 500 hectares. Comme toujours, la chasse au spot commence dès l’arrivée : drone en main, je scrute la surface à la recherche des premiers signes. Et rapidement, bingo : un banc bien marqué, posté sur une pointe au fond du lac, avec pas moins de trois hectares d’arbres noyés… de quoi faire frissonner n’importe quel carpiste.

Premier essai depuis la berge. Mais impossible de poser une ligne : les arbres immergés barrent la route, le niveau du lac est trop bas. Pas question de sacrifier un montage, je ne suis pas venu pour décorer les branches ou encore laisser une laisse dans la bouche d'une carpe. Alors je traverse et file voir la bordure opposée. Là, c’est une autre histoire : les obstacles sont plus espacés, j’ai juste la place d’y glisser deux cannes au zod’.

En sondant, je tombe sur une trouée magique entre les bois morts : un fond dur, parfaitement propre. Jackpot. Ma première canne trouvera son royaume ici. J’amorce méthodiquement, traçant un véritable chemin de sortie dans cette forêt engloutie.

Retour au camp : préparation minutieuse.
Tête de ligne 40 lb, bas de ligne stiff fluoro 25 lb, hameçon taille 2 Curve Strong by Carp Rental Tackle que j'apprécie particulièrement. Côté appâts : combo explosif Blood & Squid + dumbell Curry Miel de mon partenaire Carption, une de mes préférences de la gamme. Le tout propulsé par mes fidèles 10 ft South Coast Rods, prêtes à plier sous la pression.

Canne armée, frein verrouillé
La partie commence. Sur ce genre de pêche, le sommeil est un luxe. Tu restes vissé aux cannes, l’adrénaline en toile de fond. Et le premier soir, ça ne loupe pas : le départ retentit. Obligé de reculer tout en douceur, canne haute, sans jamais forcer, pour empêcher la carpe de se réfugier dans sa forêt de pieux immergés… Sensations brutes.

Le premier poisson est atypique
Cicatrices marquées, robe étrange, probablement liée à son régime d’écrevisses selon mon pote Khalid Chaoui. Derrière, la magie opère : deux miroirs ronds comme des ballons, et pour clore le séjour… une fully exceptionnelle, au motif d’écailles hypnotisant.
Une session de celles qu’on n’oublie pas. Et croyez-moi, la prochaine promet encore plus d’émotions…


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