Carpe en hiver : 48h payantes sur un fleuve
- Jérémy Darré

- 15 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 mars
L’hiver n’est pas souvent une période facile avec les chutes de températures. Les eaux refroidissent très vite, les poissons deviennent statiques et parfois même en léthargie. Les eaux vives sont souvent le sauve-capot de l’hiver, ou les eaux courantes. La carpe est forcée de se nourrir, n’ayant pas le temps de refroidir son système nerveux, ce qui l’oblige à bouger.

Repérage : L’hiver est aussi synonyme de crues potentielles et c’est même une aubaine. Depuis plusieurs jours, le fleuve était en crue. En cherchant plusieurs zones de calme, je parviens à en trouver une.
Arrivée nocturne
Après une semaine de travail bien chargée, je décide d’aller explorer cette zone repérée quelques jours plus tôt. Arrivé à 21 h, je place mes cannes en escalier. Une première canne en extrême bordure dans 1 mètre d’eau. La deuxième canne 10 mètres plus loin et la troisième dans la même optique.
Quantité d’appâts
En ce qui concerne les bouillettes, je décide de mettre 1 kg éparpillé sur les 3 cannes. Les températures restent basses et les poissons sont moins gourmands.
La météo, un réel atout
Un week-end de pleine lune, une baisse de pression atmosphérique et des tombées de pluie qui ont toute leur importance pour la réoxygénation de l’eau.
Poissons blancs
Je suis parti du principe que les poissons se nourrissaient du bout des lèvres. Un montage en D-Rig aligner de chez Aupelican avec une vrille, juste de la place pour une bouillette hard.
Un premier départ sur la canne du milieu à 20 h 30 sur un chevesne. Je le décroche et je relance la canne directement. Même pas le temps de me remettre dans le duvet que la même canne se met à dérouler. Un premier poisson de 18 kg.

Ajustement
La canne en extrême bordure enchaînait les chevesnes, c’était très frustrant…
Je décide de passer en double bouillette HARD en 20 mm avec un hameçon numéro 1 en Baits Floos.

Un réveil pas comme les autres
Le changement de montage a été bénéfique. À 6 h 00 du matin, un départ comme on les aime : des petits bips et d’un coup un départ en fusée. Un combat plutôt lourd et combatif. Une mise dans l’épuisette et je me rends compte du gabarit de ce poisson ! À la levée du peson, l’émotion est au maximum !

Au lever du jour vers 7 h 30, la même canne en extrême bordure. Cette fois-ci pas de détail, un départ à faire sursauter du bedchair ! La deuxième nuit reste plus calme en termes de fréquence de départ : seulement un départ, mais celui à ne pas louper ! Encore une grande de ce fleuve majestueux !

Les planètes alignées
Le mois de janvier reste très compliqué et les nombreux capots peuvent nous mettre dans l’incertitude, dans le doute ou même dans la frustration.

La patience est essentielle dans notre passion et l’acharnement à rester au bord de l’eau reste primordial durant les périodes d’hiver.
Un créneau météorologique donne un vrai coup de pouce, en plus d’être là au bon moment et au bon endroit



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