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230 carpes koï volées dans l’Oise : 56 retrouvées dans des étangs de pêche privés

25 sept.
5 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 sept.

Le vol de 230 carpes koï, estimées à près de 83 000 euros, vient de connaître un spectaculaire rebondissement. Après plusieurs semaines d’enquête, une partie des poissons a été retrouvée dans des étangs privés destinés à la pêche de loisir. Une affaire qui dépasse largement le simple fait divers et remet sur le devant de la scène une problématique bien connue du milieu carpiste : le vol et le trafic de carpes.


Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026
Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026

Plus de 200 carpes disparaissent en une nuit

Les faits remontent à la nuit du 30 au 31 juillet 2026, à Cauffry, dans l’Oise, ce département bien connu pour le trafic de carpes. Une société spécialisée dans les carpes koï est victime d’un vol particulièrement important : environ 230 poissons disparaissent, pour un préjudice évalué à près de 83 000 euros.

Une opération d’une telle ampleur suppose une logistique conséquente. Il ne suffit pas de capturer les poissons : il faut pouvoir les manipuler, les transporter vivants et disposer d’installations capables de les accueillir.

L’enquête menée par les gendarmes de l’Oise va progressivement permettre de remonter la piste des poissons et d’identifier plusieurs suspects. Les médias ayant couvert l’affaire ce 25 septembre font état de quatre personnes interpellées. Les personnes mises en cause bénéficient naturellement de la présomption d’innocence tant qu’elles n’ont pas été définitivement jugées.


Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026
Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026

Des koï retrouvées dans des étangs de pêche

C’est ici que cette affaire prend une dimension toute particulière pour le monde de la pêche à la carpe.

Les investigations ont conduit les enquêteurs jusqu’à des étangs privés exploités pour la pêche de loisir, où une partie des koï aurait été relâchée. Selon les informations publiées par ici, les poissons ont notamment été recherchés dans des plans d’eau situés à Soupir, dans l’Aisne, et à Waben, dans le Pas-de-Calais.

Les photographies diffusées par la Gendarmerie nationale témoignent de l’importance des moyens nécessaires pour récupérer les poissons : grands filets, épuisettes et intervention de plusieurs personnes directement dans l’eau.

Au total, 56 carpes koï ont pu être récupérées. Plus de 170 poissons manquent donc encore au bilan des récupérations rendu public, sans que cela permette pour autant d’affirmer ce qu’ils sont devenus.


Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026
Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026

Des étangs proposés à la location aux pêcheurs

Selon la publication de la Gendarmerie nationale, les étangs concernés étaient loués à des pêcheurs à la journée ou à la semaine, pour des montants respectifs de 38 euros et 250 euros.

Lors des opérations, les enquêteurs ont également procédé à la saisie de 14 800 euros en espèces, d’un véhicule et de quatre armes à feu, toujours selon les informations communiquées par la Gendarmerie.

L’enquête devra désormais déterminer précisément les responsabilités de chacun, les conditions dans lesquelles les poissons ont été déplacés et ce qu’est devenue la majorité des koï qui n’ont pas encore été récupérées.


Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026
Photo : Gendarmerie nationale – publication Facebook du 25 septembre 2026

Une affaire qui résonne particulièrement dans le milieu carpiste

Au-delà du caractère spectaculaire de ce dossier, Carp Collect’Or souhaite attirer l’attention sur une problématique beaucoup plus large : celle du vol, du déplacement et du trafic de carpes.

Ce sujet n’est pas nouveau.

Il a longtemps été soulevé par différentes associations du monde carpiste, notamment l’UNCM et la CATAC (Cellule Anti Trafic de l'Union Nationale des Carpistes Libres). Il y a quelques années, de nombreux dossiers et signalements avaient été constitués et transmis aux instances compétentes afin d’alerter sur des mouvements de poissons et sur la question de leur provenance.

L’affaire de l’Oise replace aujourd’hui cette problématique au premier plan.


Reportage trafic de carpes koïs - Journal de 13 heures de TF1 du 25 septembre 2026


Le vol de carpes n’appartient pas au passé

Pendant plusieurs années, la question du trafic de carpes s’est faite beaucoup plus discrète dans l’actualité. Cette nouvelle affaire démontre au minimum que le vol et le déplacement illégal de poissons restent une réalité en 2026.

Et lorsqu’il s’agit de poissons susceptibles d’être introduits dans des plans d’eau ouverts à une activité commerciale de pêche, la question dépasse le seul préjudice subi par leur propriétaire. Elle touche également à la provenance des cheptels et à leur traçabilité.

C’est précisément sur ce terrain que Carp Collect’Or entend poursuivre son travail d’information.

Nous suivrons les développements judiciaires de cette affaire et publierons les nouveaux éléments lorsqu’ils seront officiellement établis. Nous reviendrons également sur d’autres dossiers documentés concernant des vols ou déplacements présumés de carpes, dès lors que les éléments disponibles permettront de les présenter avec sérieux, prudence et dans le respect des personnes concernées.

L’objectif n’est pas de désigner publiquement des coupables sans preuves, mais de porter à la connaissance des pêcheurs et des instances compétentes des faits vérifiables et documentés.

Car cette affaire vient rappeler une réalité que certains pensaient peut-être appartenir au passé : le vol de carpes est toujours d’actualité.



Carp Collect’Or suivra ce dossier

Cette affaire ne s’arrête évidemment pas à la récupération de 56 poissons. Carp Collect’Or suivra attentivement les suites de l’enquête et de la procédure, et reviendra sur ce dossier dès que de nouveaux éléments officiels seront rendus publics.

Plus largement, cette actualité remet en lumière la question du vol, du déplacement et du trafic de carpes, dénoncée depuis de nombreuses années par différents acteurs du milieu carpiste. Nous reviendrons également sur d’autres dossiers documentés afin de rappeler que cette problématique n’appartient malheureusement pas au passé.


QUI SONT LES PERSONNES MISES EN CAUSE ?

Oise Hebdo publie l’identité des quatre personnes interpellées dans cette affaire : Jean-Baptiste Leriche, Benjamin Nabor, Dominique Nabor et Dylan Pouillaude. Selon le journal, elles ont été placées sous contrôle judiciaire.

Ces personnes restent présumées innocentes tant qu’elles n’ont pas été définitivement condamnées.

Source / crédit capture : Oise Hebdo


 « Les quatre personnes mises en cause » : Source / crédit capture : Oise Hebdo : https://www.oisehebdo.fr/2026/09/25/cauffry-vol-carpes-koi-quatre-personnes-arretees-placees-sous-controle-judiciaire/
 « Les quatre personnes mises en cause » : Source / crédit capture : Oise Hebdo : https://www.oisehebdo.fr/2026/09/25/cauffry-vol-carpes-koi-quatre-personnes-arretees-placees-sous-controle-judiciaire/

Carpes de plus de 60 cm : la loi est claire

Transporter vivante une carpe de plus de 60 cm est interdit à tout pêcheur amateur. Une mesure destinée notamment à lutter contre le trafic de grosses carpes.

Sanction : jusqu’à 22 500 € d’amende, voire davantage selon l’avantage tiré de l’infraction.


Vous disposez d’informations susceptibles de faire avancer cette enquête ou concernant des faits similaires ? N’hésitez pas à les transmettre à la brigade de gendarmerie la plus proche de chez vous ou directement à la Gendarmerie nationale via sa page Facebook officielle.

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